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Introduction de Madame Odile Herve-Bazin


Ce voyage dans le monde d’à côté.


Elles nous happent et nous appellent ces toiles si inhabituelles. Elles aimantent notre esprit et l’envahissent et le troublent.
Quelque chose se passe et nous échappe.
Trop tard, Dominique Guédon nous a attrapé dans ses filets Elle nous avait pourtant prévenus : " Je peins l’intérieur des choses. Je veux inviter le spectateur à aller plus loin que l’image. A regarder à l’intérieur de lui-même " … mais nous ne nous sommes pas méfiés.
Alors nous irons "presque malgré nous, au delà de la surface des choses" et nous ne regretterons pas le voyage. Nous reviendrons plus riches.
Luminosité blanche et dorée, chaleur ocrée.
Multitude de corps sur des parois de caverne.
Vagues formes de ce qu'elles furent ces ombres fantômes.
Corps comme des ébauches, qui semblent se gommer ou se dissoudre.
Se détachent-ils de la paroi où s’y engloutissent-ils ? Un œil devient une longue larme de Rimmel. Silence des bouches muettes qui hurlent si fort.
Regard au delà des regards qui plonge au plus profond. Silence habité par une résignation sereine, par l’étonnement, l’angoisse aussi ou une infinie tristesse.
Formes sans âge, dissoutes petit à petit dans l’éternité du monde. L’ETERNITE ?
Certaines, pourtant s’accrochent et refusent encore de s’éteindre définitivement, de se fondre dans la pierre.
Comment retenir ce qui n’est plus ?
Celles là persistent plus dans ce qui furent leur humanité.
Un reste de sourire quelquefois, un bout de regard moins détaché, comme un défi.
Elles résistent dans ce qui reste de vie. Combat perdu d’avance. "L’ombre envahit le silence" écrit Dominique Guédon, comment retenir ce qui n’est plus ?
Parfois, autour des formes, des mots au sens mystérieux.
Ils peuvent tout dire, tout traduire ces mots. Les mots inscrits des hommes sont leur vraie survie.
‘’Chaque jour un peu de nous glisse de nos mains"… pour se perdre dans le minéral de la caverne ?
Rien de dramatique puisqu’on rejoint peut-être alors l’essentiel :
Née de la mort, la vie en puissance.


Odile HERVE-BAZIN

Separe
Démarche de l'artiste

Peinture des mots, écriture des formes surgissent de la matière et témoignent du passage de l'homme, de son empreinte. Signes fugaces qui dégoulinent des murs, des parois des cavernes et suggèrent l'invisible, l'impalpable, les limites de l'être.
C'est une ouverture vers une autre réalité, une autre façon de voir, de penser.
Peintrécriteur, une autre façon d'être.


Dominique Guédon

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